La Belle Poule
-1765-
Frégate de 12 par l'ingénieur Guignace
Echelle 1/36eme Modèle non mâté
Première du nom qui sera ensuite donné à deux autres
frégates. Celle-ci va s'illustrer lors de la Guerre d'Amérique.
Son combat contre la frégate anglaise Arèthusa, marque le début
du conflit.
Construite à Bordeaux en 1765, elle est armée de 26 canons de
12 livres à sa batterie, et de 8 canons de 6 livres sur le gaillard
d'arrière et 2 canons de 6 livres sur le gaillard d'avant.
La Belle Poule fait partie d'une série de quatre frégates construites
à Bordeaux sur le chantier royal qui était situé quai
de la Paludate, entre la rue Peyronnet et les terres-de-Borde, en face de
la manufacture (hospice des Enfants assistés, remplacé depuis
1870 par de grands immeubles de rapport). La quille fut posée en 1765,
l'année même de la promulgation des ordonnances qui en spécifiaient
les dimensions. La frégate restera 3 ans sur le chantier avant d'être
lancée.
Envoyée en 1768 aux Antilles, sous le commandant Kearney, elle fut
radoubée à Brest en 1770 par Ollivier, ingénieur constructeur,
membre de l'Académie de Marine. Elle retourna aux Isle, en 1771. Ces
deux traversées sans histoire avaient révélé les
exceptionnelles qualités de marche de la frégate; aussi fut-elle
désignée pour une campagne lointaine. Un doublage en cuivre,
alors dans sa nouveauté, lui fut appliqué pour lui permettre
de conserver sa vitesse en préservant les oeuvres vives des salissures,
particulièrement foisonnantes dans les mers tropicales.
Le dernier combat de la Belle Poule
En quittant la Belle Poule et ses nouveaux lauriers en 1779, Sercey avait
remis son commandement à Raymond de Kergariou, second de la Sensible
que le brave chevalier et Marigny avait ramenée d'Amérique.
Kergariou et son chef étaient rentrés à Brest de justesse
l'année précédente pour avoir le temps de participer
à la bataille d'Ouessant.
La Belle poule avait repris la mer pour assurer l'escorte des convois et la
surveillance des atterrages. Ce fut au cours de cette mission qu'elle fut
chassée à l'entrée de la Loire, le 16 juillet 1780, par
un vaisseau de 64 canons le Non-Such. A six heures du soir, le vaisseau ennemi,
que la Belle Poule apercevait alors elle-même bien distinctement, arrivait
sur elle, n'en était déjà plus qu'à 3 lieues de
distance et l'approchait sensiblement.
Le chevalier de Kergariou, s'apercevant que ce bâtiment avait une supériorité
décidée sur sa frégate, fit jeter le bastingage à
la mer et tout ce qui pouvait en alléger le poids. Toutes ces tentatives
furent inutiles; à onze heures et demie du soir, le bâtiment
chasseur le joignit à portée de canon et tira sur lui un coup
de chasse. Le capitaine français en essuya encore un autre avant de
riposter. mais, à onze heures quarante minutes, il donna l'ordre de
tirer des canons de retraites haut et bas et de se tenir prêt à
envoyer la bordée de la batterie et des gaillards, aussitôt que
l'on trouverait un moment favorable, ce qui à été exécuté
avec beaucoup de succès. Trois volées bien dirigées et
envoyées à l'ennemi avec la plus grande promptitude, l'obligèrent
en le dégréant, à culer un instant. Le capitaine Kergariou
avait été mortellement blessé sur son banc de quart.
Après une longue résistance de plusieurs heures, la frégate
ne parvint pas à s'échapper dans la nuit et, coulant bas, dut
amener son pavillon.
La frégate fut capturée et ses plans relevés par l'amirauté.
Le NMM de Greenwich n'indique aucune modification; ceci s'explique car la
frégate a été capturée en juillet et son plan
relevé en septembre de la même année 1780. C'est par la
suite qu'elle sera transformée suivant ses usages anglais, comme l'exemple
de la Concorde, la Belle Poule poursuivra sa carrière sous pavillon
britannique jusqu'à ce qu'elle disparût en 1816. Il reste pour
commémorer la Belle Poule et son chef une très agréable
gravure d'Ozanne et trois toiles médiocres, l'une de Rossel à
Paris, l'autre à la Rochelle, la dernière à Versailles.
Le nom de la Belle Poule devait paraître encore trois fois sur la liste
navale.
Tiré du livre AVENTURES
ET COMBATS DES TROIS
BELLE POULE
PAR L'AMIRAL WIETZEL et P. J. CHARLIAT
EDITIONS MARITIMES ET COLONIALES PARTIS 1954
En modélisme naval mais
plus particulièrement en modélisme d'arsenal il est nécessaire
d'indiquer la date de la représentation du modèle exposé.
Généralement sur sa période de vie un navire à
parfois subit un radoubage ou une refonte voir même une re-construction,
le vaisseau peut donc avoir changé par rapport à son image primitive.
Un modèle de vaisseau exposé, quel qu'il soit, est donc par
définition, un instantané, un flashe, dans un certain moment
de la vie de l'original.
Prenons par exemple, la Belle Poule, pour ce modèle il y à plusieurs
manières de la présenter à des moment différents
de son existence en restant rigoureux historiquement si la date de l'instantané
est indiquée, exemple :
1. Représentation de la monographie de la belle Poule qui fut lancée
en 1765 et vaincue le 16/07/1780 par le HMS Mon-Such, (Monographie de J. Boudriot).
2. Représentation de la Belle Poule avec ses uvres vives cuivrées
à partir du dernier trimestre de 1771, en ayant des renseignements
complémentaires sur la manière de poser les plaques de cuivre.
3. Nous pourrions aussi représenter la Belle Poule avec un carrosse
et une claire-voie en 1780.
4. Ou encore, représentation de la Belle Poule avec une dunette qui
fut supprimée en 1789.
Voici des possibilités de présenter ce merveilleux modèle
en restant dans la vérité, dans l'historique du modèle
à des époques différentes en signalant la variante avec
la date correspondante. Soyons donc aussi rigoureux que les auteurs de la
monographie. Indiquons la date de la représentation ou l'instantané
du modèle présenté.
Arthur molle